La'aKam
- Freddy Djembi
- Jun 13
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Updated: Jun 28
Le La’akam signifie « Le village des notables ». Tout futur chef doit y séjourner avant son intronisation. Cette légitimité lui confère l’autorité de chef. Il devient ainsi le garant de la prospérité et de la survie de sa chefferie. Dans toutes les chefferies bamilékés, l’accession au trône se fait généralement de père en fils, les vœux du défunt roi quant à sa succession ne constituant pas pour autant un choix définitif. C’est le conseil des 7 qui définit le futur chef lors d’une grande cérémonie d’arrestation. Le conseil des 9, quant à lui, se charge d’assurer la formation du nouveau chef durant son séjour au La’akam. C’est un lieu de retraite où, pendant 9 semaines, le nouveau chef subit une formation en investiture et initiation aux mystères du royaume. Pendant ce temps, lui sont « présentées » plusieurs femmes qu’il est supposé – en principe – mettre enceintes. À la sortie du La’akam, le chef est nettoyé de toute sa vie passée. Paré de vêtements royaux, il est alors investi devant tout son peuple au milieu des danses et chants de joie.
Le choix du successeur se fait donc par le chef lui-même, avec l’aval du conseil des notables qui seront à même de dire, après avoir interrogé le futur, si tel enfant peut garder ou non un totem, un secret d’état et s’il est disposé à gouverner. Par ailleurs, le successeur et son adjoint doivent être des fils nés durant le règne du chef.



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